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19 MARS 2026
Aurélie et Pierre-André questionnent la tradition pour libérer le vin de la bouteille.

Il y a des domaines qui suivent la tradition. Et d'autres qui la questionnent. Les Pierres d'Aurèle font partie de ceux-là. Installé au cœur de la vallée de la Loire, en appellation Touraine et Touraine Chenonceaux, le domaine est repris en 2010 par Aurélie et Pierre-André.
Aux Pierres d'Aurèle, les décisions ne sont jamais théoriques. Elles sont opérationnelles. Changer le carburant des tracteurs pour du biocarburant issu du recyclage. Alléger le poids des bouteilles. Utiliser une colle hydrosoluble pour faciliter leur lavage et leur réemploi. Des détails, en apparence. Mais une logique, en profondeur.
À mesure que le modèle se précise, une incohérence apparaît. Même en optimisant la production, même en travaillant les sols, même en réduisant les intrants… une partie du problème reste intacte. L'empreinte carbone de la bouteille en verre à usage unique et de la logistique.
COMMERCIALISÉ EN BIB
25%
IMPACT BOUTEILLE
Réduit
LOGIQUE
Circulaire
Alors ils ouvrent une première porte : le Bag-in-Box. Aujourd’hui, 25 % de leur production est déjà commercialisée sous ce format, moins impactant que la bouteille. Avec le vin en fûts, destiné au service à la tireuse, c’est encore une autre étape qui est franchie. C’est ici que les trajectoires se croisent. D’un côté, un domaine qui cherche à réduire son impact sans renoncer à la qualité. De l’autre, La Bande Verte, qui structure un réseau de distribution en vrac pour le vin.
Entre les deux, la collaboration se met en place rapidement. Passer au fût, ce n'est pas changer de vin, c'est pousser la logique. Le vrac s'impose alors non pas comme une rupture, mais comme une continuité. Une manière d'aligner production, distribution et usage. Aujourd'hui les vins des Pierres d'Aurèle sont servis à la tireuse dans plusieurs établissements parisiens comme 750g La Table, Maslow Temple ou La Rotonde Stalingrad. Et également en bouteille dans les restaurants Fellows.
Ce qui, hier encore, relevait de l'expérimentation devient un modèle opérationnel. Le vin sort du schéma classique. Il s'intègre dans des lieux de vie, il se sert différemment et se consomme autrement.
« On ne peut pas travailler sur l’impact et continuer à raisonner uniquement en bouteille. »
— Pierre-André, vigneron
Pour le vigneron : moins de dépendance au packaging. Pour la production : moins de verre, moins de transport. Pour les établissements : un service plus fluide. Pour le consommateur : un vin plus direct, sans compromis sur le goût.
Ce que racontent Les Pierres d’Aurèle, ce n’est pas une rupture spectaculaire. C’est une transformation progressive. Une série de décisions prises une à une, toujours guidées par la même question : comment faire mieux, sans perdre l’essentiel ?
« Le vin ne doit plus seulement être bon. Il doit aussi faire sens. »
Conclusion